Quelques données géographiques et historiques
Le département de la Nièvre a une superficie de 6 888
kilomètres carrés. Situé au centre de la France, il se rattache
administrativement à la région Bourgogne.
Il tire son nom du petit affluent de la Loire, la Nièvre, qui
est également à l'origine du nom de son chef-lieu, Nevers, situé
à la frontière occidentale du département.
Pour le géographe, la Nièvre est la zone de contact de
deux grandes unités physiques, le Massif central et le Bassin
parisien, et l'on peut sommairement distinguer le Morvan, aux
roches cristallines, d'une altitude moyenne de 600 à 800 mètres,
et le Bas Pays, terrains sédimentaires, d'une altitude moyenne de
200 à 400 mètres.
En fait, le puzzle géologique qui constitue ce département
explique la diversité des paysages, de la blondeur des sables de
Loire aux croupes sombres du mont Beuvray ou du Grand-Montarnu, des
étangs de la forêt du Perray entre Loire et Allier, aux roides buttes
de Montenoison ou de Metz-le-Comte, des forêts du centre et de
l'est aux vastes champs ouverts du Donziois ou aux horizons multiples
des Vaux d'Yonne.
L'unité, qui ne s'inscrit pas dans le sol, n'est pas non plus
évidente dans l'histoire : pendant des siècles, la région a été partagée
entre les diocèses de Nevers, Auxerre et Autun, les intendances de
Moulins, Bourges, Orléans et Paris, La Puisaye, Château-Chinon et
Nevers n'ont jamais été unis féodalement.
Et Pourtant, autour du comté puis du duché de Nevers, l'un
des rares grands fiefs qui existaient encore en 1789, l'âme du Nivernais
s'est lentement forgée, et l'actuel département, dont les limites
reprennent à peu près celles de la province, a une unité indéniable.
L'histoire géologique du Nivernais est complexe, marquée,
en contrecoup du soulèvement alpin, par le bascul du vieux socle
cristallin, qui a fait du Morvan un bastion avancé du Massif central,
où apparaissent encore les placages sédimentaires qui le couvrirent
longtemps, tandis que les tables calcaires des plateaux jurassiques
se creusaient de failles nord-sud. De ces dislocations surgirent des
sources thermales, à Pougues-les-Eaux, à Saint-Honoré-les-Bains.
Dans la dépression argileuse qui sépare le Morvan de la corniche
des plateaux, en plein Bazois, le cristallin reparaît avec le horst du
massif de Saint-Saulge et, plus au sud, les couches primaires, avec
le petit bassin houiller de La Machine.
Le Morvan est une des régions les plus touristiques de la Nièvre, avec ses lacs,
ses rivières à truites, ses forêts et ses hauts lieux tels que le Beuvray.
Depuis longtemps, il est connu des campeurs, et les pêcheurs affectionnent ses rivières
au cours rapide.
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